Crise enfant : faut-il intervenir ? Quand agir et quand attendre ?

Crises de mon enfant : faut-il intervenir ? Si oui quand et comment?

"Crise enfant" : les comprendre pour savoir comment agir

Avant toute intrevention face à une crise d’un enfant ou d’un ado il convient de définir l’expression « crise enfant « . Beaucoup de parents que je vois en consultation pensent qu’ils doivent absolument intervenir quand leur enfant pleure, chouine, se dispute avec les frères et soeur ou balance son sac et s’enferme dans sa chambre. Généralement, ces comportements observables et que l’on peut décrire provoque une réaction désagréable chez les parents. inquiétude, lassitude…. La première étape pour « sortir de la crise « rapidement, c’est de la comprendre de la decrypter.

C'est quoi, concrètement une crise - une tempête émotionnelle ?

Un enfant qui pleure ou un adolescent qui s’isole n’est pas forcément en crise. Tout dépend de l’intensité émotionnelle, de la perte de contrôle et de l’impact sur son comportement.

Une crise c’est un moment où l’émotion devient tellement intense que l’enfant n’arrive plus à la réguler avec les ressources dont il dispose à cet instant.

Son système nerveux passe alors en mode réaction plutôt qu’en mode réflexion.

La colère, la peur, la frustration, la honte ou le sentiment d’injustice peuvent provoquer une véritable tempête émotionnelle. Mais ces émotions peuvent être parfaitement légitime et leur expression également. Tout dépend de quelle expression, quelle réaction, quel comportement. L’enfant peut alors crier, pleurer, fuir, s’opposer, se figer ou s’enfermer dans sa chambre.

Contrairement à une idée reçue, ces réactions ne sont pas toujours un choix ou une volonté de provoquer. Elles traduisent souvent un débordement émotionnel que l’enfant ne sait pas encore gérer seul.

L’objectif n’est donc pas seulement de faire cesser le comportement visible, mais de comprendre ce que l’émotion essaie d’exprimer. Apres avoir dit ça, on est d’accord, il y a comportement et comportement…

Voir le comportement, décrypter l'émotion

Ce que les parents voient ou entendent de la crise s’exprime par un comportement. On en a toutes et tous des exemples à la pelle. Pour sortir de la crise avec les enfants et les ados, le mieux reste encore de ne pas y entrer. C’est pour cette raison qu’il faut sortir de l’analyse du comportement et tendre à décrypter l’émotion. Car selon ce qui se passe pour votre enfant où votre ado (son état émotionnel, son état interne), vous n’allez pas intervenir de la même manière. Voire, vous n’allez pas intervenir.

Intervenir ou ne pas intervenir lors des crises? La vraie question

Quand intervenir? Quand attendre, quand laisser courir?

Il y a deux sortes d’intervention : à chaud ou à froid. Et si vous tentiez de répondre à cette question : est-ce une urgence ou puis-je planifier. Un peu comme pour une opération chirurgicale.

Intervenir à chaud : quand il y a risque ou danger

 Intervenir à chaud risque de vous placer dans un rapport de force. À méditer avec un ado. mais parfois, on ne pense pas à d’autres options. Par exemple l’enfant qui refuse de s’habiller et vous êtes déjà sur la corde raide pour partir à l’école. Idéalement, quand on intervient à chaud, c’est bien de maintenir le dialogue (quand on peut). « Je t’habille là car c’est l’heure de partir et que je t’ai demandé 3 fois de t’habiller et que je ne veux pas être en retard ». L’intervention, même à chaud doit faire sens. En bref, intervenir à chaud oui quand il y a : 

  • danger,
  • une problématique de sécurité,
  • de la violence violence y compris en ligne.

Intervenir à froid: quand la température émotionnelle est redescendue, le dialogue est votre meilleur allié

Intervenir à froid permet de de se mettre à distance de l’émotion. « Ce matin, je t’ai habillé alors que tu voulais le faire car je voulais qu’on soit à l’heure à l’école et au travail. Tu n’étais pas content(e) et tu as beaucoup crié(e) et pleuré(e). Comment pourrions-nous faire pour que tu puisses t’habiller et qu’on parte à l’heure à l’école? » et là on ouvre sur le dialogue et on cherche ensemble des solutions.

Intervenir à froid permet de verbaliser les émotions (plutôt de répondre à l'agir)

On entend souvent le mantra  « maîtrise tes émotions », mais personne n’explique que c’est biologiquement car les émotions ont une fonction biologique. En revanche, on peut apprendre à maîtriser les comportements liés à l’expression des émotions. Ça fait toute la différence !

Nul besoin de lancer les jouets ou de claquer la porte pour exprimer sa colère ! Se rouler par terre ou frapper le mur avec son poing n’est pas le seul moyen dont disposent les enfants et les ados pour exprimer leur frustration ! (c’est valable pour les adultes aussi). Nul besoin de hurler de désespoir en se laissant choir au sol si le bon yaourt ou les bonnes céréales n’ont pas été achetés…. Quand on peut intervenir à froid, on peut revenir sur ce qui s’est produit (le comportement) et décrypter avec l’enfant ce qui s’est passé pour lui ou elle. C’est très aidant. Quand vous réussissez à être dans cette posture, vous faites de la psycho-éducation avec vos enfants. Vous leur apprennez quelque chose d’essentiel : dire comment il se sentent pour pouvoir recevoir une réponse adaptée.

Apprendre à développer ses compétences psycho sociale : investir le langage

Dis autrement, on pourrait résumer ce concept de la sorte :  exprimer ses émotions sans exploser en hurlant, sans tout casser ni se rouler par terre est possible.  Cela fait partie des compétences psychosociales que chaque humain apprend en observant et modélisant son environnement. 

Plus l’enfant apprend à dire, à verbaliser ce qu’il ressent, ce qu’il vit, moins il a besoin d’investir ou de décharger dans l’agir. On on apprend a dire notre frustration, et plus on se sent entendu, moins on a besoin de se rouler par terre ou de claquer la porte. C’est logique, presque mathématiques.

Pourquoi toutes les crises sont aussi des occasions d'apprentissage émotionnel ?

"Les émotions sont le trait d’union entre le corps et l’esprit"
Christophe André
Psychiatre & psychothérapeute

Faire face aux crises des ados

Avec les ados, le job est plus »touchy ». De très nombreux parents sont très informés à propos de la santé mentale en berne des ados (1 jeune sur 4 fait l’objet d’une suspicion d’un trouble anxieux généralisé) et ne savent plus s’il faut dire, ne rien dire, laisser faire ou intervenir.

Ce qui fonctionne généralement, c’est d’exprimer votre émotion et d’attendre une réponse de l’ado. Par exemple: « quand je vois que tu ne souris plus, que tu t’enfermes dans ta chambre dès que tu rentres, ça m’inquièté ».

Avec les ados, il y a les réseaux. je vous invite à lire un article que j’ai rédigé sur la dépendance aux écrans chez les ados pour y voir plus clair et mieux comprendre ce qui se joue. L’idée, sauf en cas de danger immédiat (par exemple, votre ado prend son scooter et garde son casque à la main) ou de transgression importante (il ou elle rentre après l’heure prévue convenue ensemble…), j’invite les parents à intervenir à froid. Ainsi, vous évitez la réaction de réponse et pouvez dialoguer. C’et possible dès lors qu’on a appris à la faire : on parle soi et de ses ressentis, et on écoute l’autre.

Des résultats concrets en quelques séances avec un accompagnement spécifique 

Un accompagnement parental ou familial sur mesure et spécialisé va vous aider à comprendre les crises, ce qui e joue réellement, à intervenir à chaud ou à froid, ou à ne pas intervenir. Votre enfant va modéliser une façon de communiquer qui est saine et qui n’est malheureusement pas enseignée à l’école. Une  façon d’interagir avec l’autre qui prend soin de chaque personne et de la relation. Une manière d’être en désaccord -là aussi, il faut arrêter de se voiler la face – qui permet de préserver la relation. Car oui, ce qui fait que certaines familles  parviennent à des relations empreintes de respect et d’amour se loge non pas dans ce qui nous réunit – en principe quand on est tous d’accord pour manger une glace et que le choix du film fait l’unanimité il n’y a pas vraiment d’enjeux – mais dans les différends. 

Les bénéfices vraiment concrets d'un accompagnement parental

Au delà de tout ce que vous trouverez dans les livres et de tous les conseils que votre meilleure IA pourra vous proposer, les bénéfices concrets d’un accompagnements sur mesure sont les suivants :

  • comprendre pourquoi certains comportement vous font « vriller »
  • mettre en place une dynamique familiale et relationnelle qui matche avec votre famille et vos difficultés (famille recomposée, parent séparés, famille hétéro ou homoparentale….)

Le bonheur familial réside dans ce que vous mettez en place pour vous et votre famille. Ce n’est pas tout réussir, tout gommer, rendre tout lisse. La vie de famille comporte des tempêtes et des orages. Ce que je vous transmets, c’est la capacité à conserver l’harmonie même dans la tempête.

Un programme accessible quand on est un parent dépassé

Étape 1 — Comprendre et gérer les crises

Ce que vous vivez : les crises sont récurrentes et ne passent pas.

Ce que le programme vous apporte : Savoir se positionner efficacement au bon moment pour chaque type de crise. Savoir si oui ou non intervenir pour faire cesser la crise rapidement.

Étape 2 — Devenir le parent que vous voulez être

Étape 2 — Devenir le parent que vous voulez être

Votre pire crainte : être un mauvais parent, voire un parent maltraitant si vous faites preuve de fermeté

Ce que le programme vous permet : être un parent compréhensif et soutenant — qui sait être à l’écoute des besoins de son enfant tout en sachant se positionner avec justesse.

Étape 3 — Transformer sa posture parentale

Ce que vous vous dites et n’osez pas avouer au psy : vous culpabilisez et avez peur de ne plus être aimé. Qaund vous tentez de vous positionner, vous vous justifiez pour expliquer vos « non » et vos « stop » — et du coup la crise ne passe pas.

ce que le programme vous apprend : devenir un parent ancré, qui sait se positionner sans culpabiliser et sans négocier indéfiniment.

Le repère le plus simple pour les parents

Avant d’intervenir, posez-vous une seule question : suis-je face à un danger ou face à une émotion ?

  • S’il y a un danger, un risque ou de la violence : j’interviens immédiatement.
  • S’il s’agit principalement d’une émotion intense : j’attends que la tempête émotionnelle redescende avant de dialoguer.

Cette distinction simple permet d’éviter de nombreux conflits inutiles et aide l’enfant à développer progressivement ses capacités de régulation émotionnelle.

FAQ Pourquoi entamer une thérapie familiale

Qu'est-ce que la thérapie familiale

Un accompagnement qui accompagne chaque individu de la famille dans son système : la famille. Chaque membre est unique mais je ne crois pas que l'on puisse considérer accompagner un enfant sans prendre en compte le système familial et la dynamique familiale : car un enfant sans famille, cela n'existe pas.

Non, c’est pour tous les parents qui souhaitent améliorer leur communication avec leur enfant ou leur ado, quel que soit le niveau de tension à la maison. C’est un accompagnement de croissance, pas un aveu d’échec.

L’accompagnement parental est pertinent dès le plus jeune âge, mais aussi avec des adolescents. Chaque tranche d’âge présente ses propres enjeux émotionnels et relationnels.

Chaque situation est unique. Certains parents observent des changements concrets dès les premières séances. Un programme sur mesure est défini ensemble lors de notre premier échange.

Je crois sincèrement que chaque parent fait de son mieux avec les outils qu’il a.

Un enfant qui va mal n’est pas la preuve que ses parents ont échoué. C’est souvent le signe qu’il traverse quelque chose de difficile — et que la famille entière en ressent les effets.

Mon rôle n’est pas de chercher un coupable. Je n’accompagne personne comme s’il était cassé. J’accompagne avec humanité et respect chaque famille à restaurer la communication, la confiance et la joie — même imparfaite.